C'est bon, tu peux sortir. Je n'en suis plus à l'heure de paniquer, un rien me blase. La peur, l'angoisse, la fuite, le sentiment de se sentir envahi, l'instabilité, se savoir perdu, c'est bon, je connais. Minaude autant que tu veux, et je vais finir par percer cet immense abcès que vous entretenez, tous autant que vous êtes. Pleure, frémis, et que ta voix s'étreigne maladroitement dans ta gorge, pauvre con, j'ai pas la patience, j'ai pas la crédibilité non plus, pour me laisser bouleverser par les miasmes infects de tes sentiments, pauvres et avachis. Dis-moi simplement que je suis moche, une mocheté de haute compétition à y bien regarder, un crétin vulgaire, une banalité échouée sur un trottoir, que mon humour est lourd, et que j'ai la subtilité d'un tas d'sable, mais montre-moi tes couilles putain, et au moins je cesserai de mépriser votre bassesse minaudante et polie, à laquelle je préfère l'ignominie d'un sale pédé. Ton consensus ne m'intéresse pas, pose ta bite sur la commode, et dépêche-toi : nous boirons du brut, et nous serons pleins, du brut de décoffrage, et BAM ! dans tes miches, fesse de vache ! Les frontières, la diplomatie, ça n'a jamais servi à rien, qu'à entretenir des tensions. Faisons-nous la guerre, au moins je ne m'ennuirai pas. T'es un homme, oui ou merde ? Allez, réponds ! Et puis sors de là, j'en ai marre. Réveille le sauvage qui est en toi, non ce n'est pas de la publicité pour un parfum, arrête avec tes réactions de petite précieuse, on n'est pas à Sephora. Je ne te plais pas, c'est pas un drame, alors à toi de ne pas en faire un dossier confidentiel, tu le dis et c'est bon, on arrête là. J'ai juste besoin d'un véritable rapport avec quelqu'un, j'en peux plus des chemises bien repassées, des politesses, et des respects, des conventions et des consensus, ça ne me concerne pas, alors DANS TON CUL, gros con.
ça va CHIER.