La Grisélidis qui nous fait un peu d'déprime : un coup d'prozac et c'est r'parti !

La Grisélidis qui nous fait un peu d'déprime : un coup d'prozac et c'est r'parti !
J-1 avant les partiels, j'arrive à écouter le best-of de Carlos sur le conseil de ma mère adorée, après avoir essayé de faire des origamis avec des serviettes en papier. Enfin Carlos, c'est Nino qui a mis ça sur le tapis. "Tout nu et tout bronzé" vient de commencer et je suis parcouru d'un élan enthousiaste, comme si Carlos était plus salutaire qu'Henry James pour mon épreuve d'intériorité féminine demain. Ma vie part en vrille royalement, et moi je m'imagine dans un maillot de bain à fleurs montrant mon papayou-lélé à tout le quartier. Bien. Bien, bien, bien.

Qu'est-ce que j'ai pris au juste ? Quelque chose de puissant sans doute. Je sais que c'est Sabine Paturel qui chante "Les Bêtises", Charlotte Julian est une "Fleur de province", et Claude Barzotti scande qu'il est rital et qu'il le reste. Je sais que je suis comme Gargantua : cultivé, mais dégueulasse. Cultivé, mais surtout dégueulasse. Et je ferai carrière dans le déchet et le crachat. Tout est prédestiné, tout est signe, et je suis la brebis perdue, qui saignera Lambda par ignorance. C'est le chemin classique de le victime qui devient le bourreau...
Je finirai Vierge à l'enfant mort-né sur une photo de Pierre et Gilles, comme Julie.


Noble et doux, BIG BISOU.
Le "Big Bisou" vient de se terminer et ça me rend triste. Mais on n'est qu'à la moitié du CD, d'autres réjouissances du même goût sont à venir. Yeah.


Quand je vois ce que certains ont fait des Bonnes, je me dis que je ne suis pas le seul à être sous l'emprise d'un anti-dépresseur puissant. Tu veux un tétraplégique ? j'en ai toujours un sur moi. Et je partirai, emportant ces fleurs, oubliant ce qui devra être oublié, tuant à petit feu tout ce que la société m'aura forcé d'anéantir, et Brecht, ressuscitant écrira une pièce épique à mon sujet. Je serai la victime de mécanismes sociaux complexes : un martyr singulier, mais peut-être deviendrai-je aussi un héros pluriel.

SAUF QUE JE SUIS MISANTHROPE, et que pour cette raison, ça ne marchera pas : mon plaisir c'est de refuser. Ma vie, c'est refuser. J'ai commencé par dire "j'aime pas" avant d'apprendre à aimer. Buibuibuiiiiiii. Et quand certains se sentent exclus alors qu'ils avaient leur place au centre, qu'y puis-je ? Et quand certains se sentent envahis, que n'y puis-je pas ? Je ne comprends plus rien, je sombre dans une paranoïa aiguë, ça doit être ça. Je ne t'en propose pas, c'est mon dernier... (?) Tic-tac !
J'vais en reprendre un, on n'sait jamais : des fois que Lambda reviendrait...

Je suis une cerise tombé du gâteau, et je n'ai pas le droit d'en avoir une part. C'est le nombre qui fait la force, et les cerises sont guerrières - comme une grande brune plutôt virile -, déjà sur l'arbre, quand on tombe, on ressemble à des bombes. On n'aime pas l'image de marques des clafoutis, ou des tartes, on est des filles si parfaites, mais jamais en talons aiguilles. S'il te plaît, ne réduis pas notre nombre : nous aurons tout notre temps pour apprendre à manier notre bâton. Et qui c'est qui l'aura dans la gueule ? c'est Lambda.
"Faut pas confondre spectatrice lambda et spectatrice imbécile" ( F.B. ) Hiii yaaayayayayayah !
Elle n'a rien compris, mais en tous cas, elle l'a trouvé très beau. GNA CACA.


Après Carlos, j'ai le droit aux années Yéyé de Sheila : rien n'est grave. Lever de sourcil magnifique sur mon paysage facial. Je sautille sur la chaise, secoué de spasmes, soumis au rythme de la musique, et je tire sur mes paupières comme Izma. Jolie petite Sheila, jolie petite Sheila... blablabla. Je confonds un peu toutes les dimensions qui se présentent à moi, et tout n'est qu'une absurde réalité que j'appelle ma vie. Mais où l'ai-je rangée, ma vie ? Dans ton cul, Desdémone, dans ton cul. Je devrais me regarder m'a-t-on dit. Et au lieu de ça, je me prends pour une sorte de Mademoiselle Else du XXIe siècle. Je me montrerai nu à Ben & Nuts, et je boirai dix cachets de Xanax ou de gardénal. Neuf ne suffiraient pas, et dix me feraient vomir. Vous verez, je m'échapperai de l'article, comme Isabel Artcher, et je me soustrairai à vos regards, comme Else. Il en sera fini d'une existence rêvée, il en sera fini du fantasme, et surtout il en sera fini de tout. Pas de désir, pas de drame...

Qu'est-ce que tu fous là-haut, Guy ?! Tu veux t'casser la gueule ?!


Demain donc, c'est le début des partiels. J'ai eu la fève, et c'est moi le roi. Pire : je suis l'empereur. Et on m'a pourri mon groove. Mieux : je suis la Reine de Coeur. Et quelqu'un va avoir la tête tranchée ! J'ai pas une tête à passer des partiels, j'ai une tête à ordonner des révérences à tous les vents, au lieu de croire...



Je serai vêtu tout de parme, et j'aurai de grands chapeaux ridicules : comme ça, je pourrai faire rigoler sans m'fatiguer.

En fait, j'aurais pu mettre une robe, mais je la trouvais un peu osée.
Et je me suis retrouvé dans un article avec un homme qui parle à des personnages de fiction... ça ne peut pas être pire, je crois...

A l'évidence : si.

# Posté le dimanche 25 janvier 2009 07:25

Modifié le mardi 27 janvier 2009 08:14

Un coup devant, un coup derrièèèère.

Quand on pense que Mylène FARMER-dans-un-instant-est-avec-nous-ce-soir est amenée à croiser les Pussycat Dolls dans les vestiaires, ça nous donne une petite idée des situations artistiques les plus grotesques de France.
Un coup devant, un coup derrièèèère.

# Posté le samedi 17 janvier 2009 18:08

Modifié le dimanche 18 janvier 2009 10:22

Cette anecdote a quelque chose d'invraisemblable. Encore un peu de bûche ?



...
Et elle me répondit de même "Joyeux Noël !"


# Posté le jeudi 25 décembre 2008 07:29

Café du théâtre, grumeaucheries, rapt habituel, et autres objets de retrouvailles.

Elle m'a trouvé moche. Et je l'ai trouvée moche également. Elle m'a dit : "Ecoute, je crois qu'on n'a jamais été aussi moche. Quand je pense qu'il y a des pauvres filles sur les podiums Miss France..."
Enfin, c'était à peu près ça.
Puis, entre deux "Tu pues", nous avons volé plein plein plein de boules de Noël dans les rues : c'est la coutume.

J'avais écris un très bel article, et mon clavier qui est très grumeau sur les bords, m'a renvoyé à la page d'accueil de skyblog. Donc : dans ton cul.
Café du théâtre, grumeaucheries, rapt habituel, et autres objets de retrouvailles.

# Posté le mercredi 24 décembre 2008 04:46

Modifié le mercredi 24 décembre 2008 07:05

Cara Sposa

Cara Sposa
Des mélodies et des voix nouvelles me viennent, et toutes m'évoquent le froid, le sol gelé sur lequel on marche solitairement à deux le matin, sans une once de mélancolie ou d'angoisse, mais l'âme étrange, presque souriante, même si ce n'est pas encore le cas. Il y a quelque chose de majestueux, de fragile, et de sentimental : c'est pour ça que j'aime autant le froid. La chaleur, c'est une communion de la relation amoureuse. Pas le froid. Le froid, c'est quand on est seul, ce qui n'ôte absolument rien au charme des sentiments, quels qu'ils soient. Mouvement parfait de la musique, météo de l'âme comme l'est le ciel pour la terre.
Cara Sposa par Armande Altaï ou Arielle Dombasle, et puis Odysseus par cette dernière, Cerise et J'ouvre pas de RoBERT, Point de Suture et Ave Maria de cette chère Mylène, Naturträne par Nina Hagen, et du Diane Dufresne évidemment.
J'ai besoin d'être seul, peut-être. Mais le froid n'est doux quand quand je sens au loin ta chaleur réconfortante. Comme une promenade dans une forêt sous la neige, je pars vers une étendue immaculée, et je n'emporte aucun feu. Je n'ai pas peur des loups, je les connais. Je n'ai pas peur de l'ombre, je m'y promène. Je sais où est mon foyer, et j'y reviendrai. Naturellement.
Je voulais juste apprécier l'hivers, parce qu'il me proposait sa visite, et que ça faisait longtemps que je ne l'avais pas vu.

L'eau et le ciel.
Et puis... Appelle mon numéro.

# Posté le dimanche 07 décembre 2008 15:52