I see no trace of you...
Un adage n'a jamais contenu autant de vérité que celui qui prône de toujours consulter plusieurs chirurgiens. La plaie n'était certes qu'une mince rainure dans l'univers, mais il fallait croire que j'étais poussière ( comme s'il eût encore fallu le démontrer ), puisque la plaie était gouffre, et que je était chute. L'histoire d'une poussière n'a rien d'intéressant : ce qui l'est, c'est le trou vers les abysses, vers cette étendue de neige où nul oiseau n'a laissé sa trace, ce silence qui règne sans fard...
Don't let me die, l'Ange...
Je disais quelque part sur ce blog ( en fait, je sais très précisément l'endroit ), que le chirurgien n'avait pas assez de fil pour suturer le gouffre. Pour information, on cicatrise même sans se faire recoudre. Mais ça prend beaucoup plus de temps, et laisse par la même occasion une marque beaucoup plus visible. Le temps est sans doute la personne qui aime le plus laisser sa trace. Il fallait tomber sur la bonne personne : ne pas prendre le chirurgien en tant que tel, mais une personne en tant que telle, et découvrir surpris, avec le temps, qu'elle était chirurgien. Et sur les blessures, point de suture...
Je sais que... je sais que... j'ai aimé...
Je sais que j'aime, je sais que j'aime...