Mais il n'y a rien à faire, tout le monde est normal ici.
Fucking Bitch, qu'est-ce que nous foutons là, déjà ? Ben, nous regardons danser les gens, ainsi que la déco toute nouvelle du Pink ( les murs ont été retapissés, et ils ont rajouté une barre pour se dandiner sur le tout petit dancefloor à beaufs dont la sexualité est ambiguë ). Les pédés-clic-clac-merci-Kodack, c'est plus vraiment monnaie courante, dites donc ! Qui a dit qu'ils allaient au théâtre, étaient cultivés, possédaient une sensibilité exacerbée, et une manière d'être toute élégante ? C'est moi - mais NON, c'est pas moi ! Raaa ! Efbi s'est fait mal au neuronne à trop regarder danser les gens. C'est la fête au village de Beaufland ce soir, spectacle fascinant et consternant : les ridicules frôlent une mort certaine par attitude affligeante, et ne s'en rendent pas compte - it's incredible ! Ouaaaah ! j'ai perdu mon cerveau, J'AI PERDU MON CERVEAU ! - Ah non ( rassuré ). Un petit tour sur la piste s'impose : vuidons la place, et vidons-nous l'esprit. Sweet dreams are made of this. Who am I to disagree ? ( Fucking Bitch et Sucker Boy pour vous servir ). Nous faisons des choses salaces devant des pseudo-obsédés, qui dansent aussi bien que des barriques de bière - ça ne choque personne, ils ont l'habitude. Mais ils n'ont pas encore l'habitude de nous, de notre toute-puissance. Bientôt, ils sauront que leur vie est un énorme CACA ® ( tous droits réservés ), et ils viendront pleurer sur nos Converses All Star. En attendant, ils forniquent. Ils font palpiter leur misérable désert. "J'ai un copain" dit-il. Mais pas de vie amoureuse. Dégage. La poésie la plus infime et la plus infinie du monde ne t'appartient pas. Pleure autant que tu pourras, si tu en es capable. Mets-toi tout nu si t'es un homme... Mais non, tu ne l'es pas. Vous ne l'êtes pas. Ils ne le sont pas. Il n'y a que nous, et il y a surtout vous... Et ça, tu ne le sais pas, ou tu en fais fî, cancrelat ! Tu es le non-être, et tu en es fier. Jalousement, obstinément, aveuglément, tu regardes la preuve de l'existence, et tu décrètes que non. Notre vie n'est faite que de divagations absurdes. Alors...
Qu'on te coupe la têêêêête !!!